Au mois d'août 1992, un couple très spécial donna naissance à une belle petite fille. Paige passa les six premier mois de sa vie à pleurer, à cause de coliques. Ses parents la surnommaient affectueusement leur «bébé de l'enfer».
C'était une enfant magnifique, avec de grands yeux bruns. Vous ne pouviez pas vous empêcher de tomber en amour avec elle. Le jour de son premier anniversaire, Paige grimpa sur mes genoux et je lui donnai mon coeur pour toujours.
En mars 1995, je reçus un appel désespéré de la maman de Paige, qui me disait que Paige avait été diagnostiquée avec un cancer, et qu'ils étaient en route vers l'hôpital pour enfants de Los Angeles.
Les jours passaient et les nouvelles devenaient de moins en moins bonnes. J'appelai toutes les personnes que je connaissais pour leur dire de commencer une chaîne de prières.
Paige lutta contre ce monstre, tout dabord avec des traitements de chimiothérapie, puis de la radiothérapie, et enfin avec une greffe de la moelle osseuse, qui eut lieu au début du mois d'octobre 1995.
Tout le temps que dura cette épreuve, cette enfant incroyable de trois ans était plus joyeuse et douce que jamais. Elle gagna les coeurs de tous les médecins et de toutes les infirmières. La maman de Paige ne la quitta jamais, car elle était certaine que si elle donnait assez d'amour à sa fille, celle-ci guérirait.
Le 31 octobre 1995, le jour de l'Halloween, notre Paige rentra à la maison pour de bon. Le miracle pour lequel nous avions tant prié s'était réalisé. Les médecins étaient surpris de sa réponse rapide aux traitements, mais ils l'étaient encore plus de son attitude positive.
Ils n'étaient pas les seuls à être surpris. J'avais amassé des cadeaux pour Paige au cours des mois où elle était hospitalisée, en attendant le jour où je pourrais la voir ouvrir le sac plein de surprises.
Mais, quand elle ouvrit le sac à surprises magique, Paige découvrit qu'elle possédait déjà plusieurs des jouets qu'il contenait. Je proposai donc à sa mère qu'elle rapporte les jouets au magasin et qu'elle les remplace par des jouets qu'elle n'avait pas encore.
J'entendis la douce voix de Paige demander à sa Maman si elles pouvaient déposer ces jouets dans les paniers de Noël qui se trouvaient devant un des magasins du quartier, pour que d'autres enfants puissent en profiter. La fierté qui se lut sur le visage de sa mère en disait long.
À ce moment-là, je réalisai la puissance de l'amour. L'amour guérit les gens; il guérit à la fois celui qui donne et celui qui reçoit.
Janine Crawford